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Burn-out et stress au travail : l’alerte mondiale (2024-2025)

Le burn-out, longtemps perçu comme un trouble individuel, s’impose désormais comme un indicateur collectif de déséquilibre, un miroir des dérives organisationnelles et sociales contemporaines. La surcharge, la perte de sens et l’obsession de la performance numérique composent un climat d’épuisement global.

États-Unis : la fatigue de masse

Aux États-Unis, plusieurs enquêtes dressent un tableau préoccupant. Près de 72 % des salariés déclarent un niveau de stress professionnel modéré à élevé, et plus de 80 % se disent à risque de burn-out. Les causes les plus citées : surcharge chronique, réunions en continu et e-mails incessants.

France : une santé mentale fragilisée

En France, 2025 a été proclamée Grande Cause Nationale pour la santé mentale.

Un salarié sur quatre estime que son travail détériore sa santé psychologique. Les femmes apparaissent particulièrement vulnérables : selon Le Monde, elles sont deux fois plus nombreuses que les hommes à se dire épuisées ou démotivées.

Espagne : une facture sociale et économique

En Espagne, la moitié des salariés déclarent avoir traversé un épisode de stress professionnel. Les médias évoquent un « coût silencieux » : selon une estimation reprise par Infobae, le burn-out pèserait plus de 59 milliards d’euros par an sur l’économie espagnole.

Italie : un épuisement diffus

En Italie, environ un salarié sur cinq présente des signes d’épuisement, notamment dans la santé et la fonction publique. Les experts évoquent une « fatigue culturelle », propre à un pays où l’identité professionnelle demeure un pilier social et moral majeur.

Russie : le burn-out comme antitrend

En Russie, le burn-out est devenu un « antitrend 2025 ». Le discours médiatique change : là où le stoïcisme dominait, on parle désormais de « saturation morale » et de désengagement silencieux face à la productivité à outrance.

Chine : record mondial de stress

Une étude internationale place la Chine en tête mondiale du stress au travail, avec 86 % des salariés se déclarant épuisés. Ce taux s’explique par la persistance du modèle 996 (travail de 9 h à 21 h, six jours sur sept) encore très présent.

Japon : la culture du surmenage persiste

Au Japon, le terme karōshi — mort par surmenage — symbolise la gravité du problème. Malgré les discours officiels, près de 60 % des salariés se disent épuisés. Le burn-out reste souvent un sujet tabou où la loyauté demeure une valeur cardinale.

Allemagne et Europe du Nord : le stress silencieux

En Allemagne, environ un travailleur sur deux se déclare proche de la rupture. Même les pays nordiques, pionniers du bien-être, observent une montée de la fatigue liée à la disparition des frontières entre vie privée et vie professionnelle.

Portugal et Amérique latine : déni et sous-traitement

Au Portugal, 61 % des actifs se disent épuisés, mais seuls 3 % suivent un traitement. En Amérique latine, le burn-out se manifeste souvent dans le silence, faute d’espaces d’expression et de soutien institutionnel au sein des hiérarchies rigides.

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